Le cadre
Ce que la loi autorise exactement
Le secret professionnel du médecin est protégé par l’article 226-13 du code pénal. L’article 226-14 y apporte des exceptions, dont celle qui concerne les mineurs.
- Une faculté, pas une obligation pénale
- L’article 226-14 lève le secret : il autorise le signalement, il ne le contraint pas. L’obligation, elle, est déontologique.
- Accord de la victime
- Il n’est pas requis lorsque la victime est un mineur ou une personne qui n’est pas en mesure de se protéger.
- Immunité conditionnée
- Civile, pénale et disciplinaire, sauf mauvaise foi établie. C’est la bonne foi, pas l’exactitude du soupçon, qui protège.
- Devoir déontologique
- L’article R.4127-44 du code de la santé publique impose au médecin de mettre en œuvre les moyens les plus adéquats pour protéger un mineur victime de sévices, en faisant preuve de prudence et de circonspection.
Texte de référence
Article 226-14 du code pénal
L’article 226-13 n’est pas applicable « à celui qui informe les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices, y compris lorsqu’il s’agit d’atteintes ou mutilations sexuelles, dont il a eu connaissance et qui ont été infligées à un mineur ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique ».
Le même article précise que le signalement effectué dans les conditions qu’il prévoit ne peut engager la responsabilité civile, pénale ou disciplinaire de son auteur, sauf s’il est établi qu’il n’a pas agi de bonne foi.