Le relais
Ce qui prend le relais quand la garantie est épuisée ou expirée
- Fonds de garantie (art. L.426-1 c. assur.)
- Prend en charge la part d’indemnisation excédant le plafond du contrat ou le plafond minimal réglementaire, et la totalité lorsque la période de validité de la garantie est expirée. La réclamation doit intervenir au plus tard dix ans après le retrait de garantie de l’assureur.
- Pas d’action récursoire
- Le fonds n’exerce aucun recours contre le professionnel de santé qu’il indemnise à ce titre.
- ONIAM (art. L.1142-15 CSP)
- Mécanisme distinct : l’office se substitue à l’assureur en cas de silence, de refus d’offre, d’absence d’assurance, ou lorsque la couverture est épuisée ou expirée. Il est ensuite subrogé dans les droits de la victime contre le responsable ou son assureur.
- Seuil de gravité
- L’accès à la voie amiable des commissions de conciliation et d’indemnisation suppose une atteinte permanente supérieure à 24 %, ou un arrêt d’activité d’au moins six mois (art. D.1142-1 CSP).
Le législateur a prévu deux filets, souvent confondus. Le premier est le fonds de garantie des dommages consécutifs à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins, institué par l’article L.426-1 du code des assurances et géré par la Caisse centrale de réassurance.
C’est ce fonds que finance la contribution annuelle de 15 à 25 € due par chaque professionnel de santé libéral.
Un filet, pas un contrat. Ces dispositifs existent, mais ils ne se substituent pas à une couverture correctement dimensionnée : ils s’activent après coup, sous conditions, et laissent le praticien face à la procédure. Ils ne dispensent ni d’une durée subséquente négociée, ni d’une garantie défense solide.